Amis du Jardinier de Dieu

Aux Soeurs Missionnaires de la Charité d'un orphelinat de Port-au-Prince

Publié le 16 Novembre 2011 par Anne G. in Pensée du jour

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« Toute la spiritualité de Mère Teresa se "limite" à deux phrases de Jésus.

La première, dans l'évangile de Matthieu (25, 40) : "Chaque fois que vous l'avez fait à un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait."

La seconde, puisée dans l'évangile de saint Jean (Jean 19, 28), reprend le cri de Jésus sur la croix : "J'ai soif" (« I thirst" en anglais). Sur le toit du mouroir de Kalighat à Calcutta, comme dans toutes les chapelles de la congrégation, ces mots sont affichés en évidence à côté du crucifix. "Pour nous rappeler, expliquait Mère Teresa, que chaque missionnaire se trouve ici pour assouvir la soif de Jésus, soif d'âmes et d'amour, de bonté et de passion". »

"J'ai soif" en créol  

J’ai côtoyé les Sœurs Missionnaires de la Charité au cours de nos deux séjours dans un orphelinat de Port-au-Prince pour venir adopter nos enfants, et ma vie spirituelle s’en est trouvée chamboulée.

Certainement, tout ce que nos Sœurs, les enfants, les haïtiens vivent au quotidien, est trop lourd à porter pour un être humain. Nos chères Sœurs dans le Christ qui, à notre départ, nous ont demandé de prier pour elles.

 

Je ne connais pas les mots, et je me garderais bien de me lancer dans des envolées lyriques.

Au lecteur qui lit cette missive, je propose d’avoir une simple pensée pour eux tous…

 

Les Sœurs Missionnaires de la Charité, oeuvrant toute la journée, sans omettre la messe du matin et l’heure d’oraison du soir, auprès des plus pauvres. Laissant tout pour eux, elles se font pauvres parmi les pauvres. Elles expérimentent quotidiennement la Parole du Christ : « à chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces tout-petits, c’est à moi que vous l’avez fait ». Phrase à comprendre non pas s’il fallait que le Christ fût en eux pour qu’on les aide et les aime, mais dans le sens de la communion réelle du Christ aux pauvres et aux souffrants. Le Christ, dans le Saint-Sacrement, en qui elles puisent, chaque jour, avec quelques haïtiens, une force qui se déploie dans leur faiblesse. « Donne-nous notre pain de ce jour ». Vraiment, « ils nous précédent dans le royaume des cieux ». En toute sincérité, je leur dis, à la porte du Royaume des Cieux, ‘je vous en prie, après vous’.

A suivre

Anne G.

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