Amis du Jardinier de Dieu

Même expérience, attitudes différentes

Publié le 27 Janvier 2011 par Anonyme, traduit par LTD in Leçon de vie

 

ivrogne.jpg

Deux garçons avaient pour père un ivrogne qui se soûlait à longueur de journée. Leur enfance a été hantée par l’image d’un père terrifiant au retour de sa beuverie. Les années ont passé, les deux frères deviennent adultes et chacun mène sa vie de son côté. 

Pour son étude sur « Les effets de la soûlerie », un psychologue demande un entretien auprès des deux frères pour recueillir des informations. L’un est l’image même de son père: un picoleur qui s’enivre toute la journée. L’autre, lui, est un militant anti-alcool des plus acharnés.

Le psychologue demande au premier: « Pourquoi devenez-vous buveur? »

Et au second: « Pourquoi devenez-vous militant anti-alcool? »

Quelle surprise! La réponse est la même: « Comment pourrais-je être différent avec un tel père? »

Une maxime dit que: « Une situation pénible est une marche d’échelle pour les brillants, un trésor pour les habiles, un abîme pour les faibles. »

Une situation vécue n’est jamais la cause des actions incorrectes, négatives, erronées. Elle sert seulement de prétexte aux mous, bornés et fainéants pour se défendre. Dans la vie, le plus grand malheur est de se donner le droit de rester par terre après être tombé.

Thuy-Diep

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LTD 29/01/2011 05:08



Permettez-moi de rectifier, je ne suis pas l'auteur du texte, je ne fais que le traduire du
vietnamien (je pense qu'il a été traduit de l'anglais en vietnamien). Bien sûr, le texte ne vise pas à montrer du doigt les alcooliques mais à faire passer le message qu'on peut vaincre toujours
une situation difficile. D'ailleurs, qui d'entre nous peut dire qu'il n'a pas une maladie ou une addiction cachée? Qu'on soit attaché par une ficelle ou par une chaîne, on est toujours attaché,
non? À la Communauté du Cénacle à Lourdes, j'ai rencontré d'anciens drogués qui ont fait un témoignage émouvant de leur métamorphose, grâce au soutien des autres et surtout à leur rencontre avec
Dieu. La récidive est de l'ordre de 3-4%, merveilleux, non? Quand je ne peux même pas me débarrasser de la "petite" addiction que j'ai, la gourmandise, comment puis-je juger mes frères et sœurs,
quelle que soit leur addiction. Sans doute que Dieu ne nous délivre pas de toutes nos addictions, de peur que nous ne jugions les autres après nous avoir vus si "parfaits". (Saint Paul a parlé
d'une écharde qu'il a demandé à Dieu, à trois reprises, de lui enlever, mais Dieu lui a répondu que Sa grâce lui suffisait.) Mais les addictions qui sont trop pénibles pour nous et pour ceux qui
sont autour de nous, Dieu nous aide certainement à les vaincre si on le Lui demande, Lui qui a dit: "Demandez et vous recevrez, frappez et on vous ouvrira." Ne nous fions pas sur nous-mêmes pour
nous en sortir puisque Jésus a dit: "Sans moi vous ne pouvez rien faire". Il a dit aussi qu'il est venu pour les malades. Reconnaissons-nous malades et ayons confiance en Lui pour Lui demander de
nous guérir. Il n'attend de nous que le moindre acte de foi pour pouvoir nous sauver car il affirme: "Tout est possible pour celui qui croit."



marceline 28/01/2011 16:59



C’est toujours une situation délicate donc, il est difficile de porter un jugement. Comme les enfants battus, certains deviennent aussi des
tortionnaires.  Les chemins pris par deux garçons montrent que l’alcoolisme n’est pas génétique et donc 
la bonne volonté joue un  rôle important dans la construction de l’être humain. Si je suis croyant, je ne suis pas seul dans ce combat, car Dieu
m’accompagne.



La petite jardinière 28/01/2011 22:50



Merci à tous. Je suis très touchée par vos commentaires. Un grand merci à mon amie du Québec  qui est  l'auteur du texte en-dessus. Bonne nuit.



abel roy 28/01/2011 13:48



quand on regarde les heures auxquelles ces commentaires sont postes, on voit qui sont ceux qui dorment la nuit... :))  j'aime enormement le texte de pat, mais il y aurait beaucoup de chose a
en dire : si l'alcoolisme est une maladie, toute addiction l'est; mais il suffirait que le gout pour la drogue ou la drogue elle-meme disparaisse pour que la maladie en question disparaisse
aussi. il y a des personnes qui s'arretent de fumer apres avoir fume 40 ans, et d'autres qui s'arretent de boire apres avoir ete alcooliques; elles ne sont alors plus "malades" du tout ! meme si
elles peuvent, des annees apres et en raison d'une consommation prolongee, developper un autre type de maladie, interne celle-la... je suis toutefois absolument d'accord avec pat quand il dit
qu'on ne peut juger les alcooliques et les associer au "mal"; on aurait pu choisir un pere qui frappe ses enfants; l'un de ses fils frappe a son tour les siens, et l'autre non; mais meme dans cet
exemple il est difficile de juger... ce qui montre surtout (et c'est ce que j'apprecie le plus chez pat) qu'il faut toujours essayer de ne pas juger du bien et du mal nous meme : nous n'avons
jamais toutes les cartes en main pour le faire; Dieu seul, s'Il est... mais je pense que le plus important la-dedans est "l'image", la reaction opposee des deux fils a un exemple identique. quant
a pat, il dit qu'on ne se "releve jamais d'avoir ete brise", et j'imagine a quel point il doit souffrir et par quelles epreuves il doit passer, mais il ecrit et fait aussi des choses
extraordinaires que ne ferait pas quelqu'un de vraiment brise. "nul ne peut avancer dans la vie sans l'autre qui lui tend la main, nul ne peut pretendre sa richesse personnelle sans le don de
l'autre." pat. un homme brise n'a plus rien a dire.  bisous a tous.  a.



Michèle 28/01/2011 11:45



Et moi ?


Que vais-je ajouter ?


Beaucoup de choses ont été dites ....par des ami(e)s .


Je suis triste , je n'ai pas réussi à sauver 2 amis très chers de l'alcool  ..pourtant je les aimais et ils m'aimaient , Michel s'est suicidé contre un arbre , Gilles est mort d'un cancer du
foie ...ils étaient très proches de moi , j'avais réussi pour Gilles : un jour sans alcool , pour le mariage de sa soeur ..


Le dessin que tu as mis est superbe et puis je m'arrête sur la maxime ...


Bon vendredi


que Gilles et Michel reposent en paix , ils souffraient tellement . 



Pat 28/01/2011 05:20



  L'alcoolisme est l'une des plus graves maladies, d'ailleurs sa prise en charge fait qu'elle est considérée parmi les trente maladies bénéficiant de la prise
totale en charge du 100%. Aussi le sujet emprunté de la maladie me paraît inapproprié et dangereux, tout malade a droit au respect, on pourrait extrapoler ainsi, un homme diabétique avait deux
fils, dont l'un était diabétique, l'un mangeait sans privation, celui qui était malade était privé de sucre, mais ne suivait pas son régime, est-ce la faute au sucre si cet homme était malade ?
Certes non ! Le bien, le mal, qu'est-ce donc le mal sinon l'absence de bien, l'absence est un état physiologique, pourquoi savons nous le reconnaître chez l'enfant dès lors qu'il est en passe de
devenir adulte, l'âge bête que nous nommons poétiquement l'adolescence ! La maladie c'est forcément l'absence de santé et nul ne devrait être juger à cause de sa santé, de son statut social, ou
de ses conditions d'existence


Pour moi qui a pratiquement tout connu, passant dès l'âge de 12 jours par la case hôpital pour coups et blessures, abandonné à l'Assistance Publique ( GPE 1128), la
terrible maladie qui m'a envoyé durant 14 ans à l'Institut du Cancer Gustave Roussy, les séquelles à vie à cause des rayons C90, mon accident du travail qui m'a laissé infirme et malade pour
jusqu'à la fin de mes jours, je crois pouvoir être bien placé pour vous dire qu'on ne se relève jamais d'avoir été brisé. Nul ne peut avancer dans la vie sans l'autre qui lui tend la main, nul ne
peut prétendre sa richesse personnelle sans le don de l'autre.



abel roy 28/01/2011 05:13



je suis d'accord avec patricia... dans la mesure ou on ne finit pas dans le ruisseau ou suicide, ce qui arrive quand-meme tristement assez frequemment.  a.



Patricia 28/01/2011 05:04



J'aime beaucoup la maxime : « Une situation pénible est une
marche d’échelle pour les brillants, un trésor pour les habiles, un abîme pour les faibles. ». Bien que
je pense que toute situation pénible, toute souffrance vécue finit par nous faire monter une marche de l'échelle après nous avoir
propulsés au fin fond de l'abîme...



abel roy 28/01/2011 02:26



tous les soirs ma soeur est ronde comme un tonneau. elle vit a "la goutte d'or", on croirait du zola... a part ses deux fils et moi, il semble que tout le monde s'en fiche a peu pres totalement.
son copain, lui, l'entraine, pour mieux lui faucher son argent qu'elle gagne avec peine. je ne la juge pas : je fume comme un con. mais j'ai peur pour ses fils, qui veulent de moins en moins la
voir, et surtout pour elle qui risque de se retrouver sous les ponts, de causer un grave accident, de se tuer ou de tuer quelqu'un (elle s'est deja cassee la cheville en tombant dans un port cet
ete). on a toujours pas de vaccin contre l'addiction (...s'il vous plait; hic !) et c'est bien dommage. pour se relever apres etre tombe, encore faut-il avoir l'energie de le faire; meme le plus
grand boxeur, a force de coups, se retrouve un jour k-o, et tout le monde ne renait malheureusement pas de ses cendres comme le phoenix...  de gros bisous a mamiekeke et a "la petite
jardiniere" (mais qui peut bien se cacher derriere ;)   a.



mamiekeke 27/01/2011 23:08



 


 


Bonjour à toi petite amie inconue , meilleurs voeux pour 2011 car je n' en ai pas encore eu l' occasion .


 


Enfin un petit article je commençais à désespérer ..


 


Je crois sans me vanter que je serai pour la ligue anti-alcoolique mais je ne sais pas pourquoi mais je sais que dans la vie j' essaie de toujours faire ce qui est bien plutôt que le
contraire , bah je n' ai pas de mérité c' est mon éducation alors mon résonnment est peut-être faussé ...?


 


Gros bisous marseillais et à bientôt j' espère ma gentille jardinière.


 


RENEE (mamiekéké).


 






La petite jardinière 27/01/2011 23:49



Merci infiniment Mamiekeke. Bonne nuit et à bientôt.