Amis du Jardinier de Dieu

Le coeur de Jésus et l'eucharistie

Publié le 19 Juin 2016 par Martine de L. in Coeur de Jésus


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L'Eucharistie serait un mystère ? Assurément. Un morceau de pain et quelques gouttes de vin deviennent le corps et le sang du Christ, venu sur terre et mort crucifié il y a plus de 2000 ans. On le croit ressuscité. On le croit vivant et proche de nous encore aujourd'hui, encore à l'oeuvre dans notre monde actuel. On le dit réellement vivant avec sa chair d'homme dans l'eucharistie et donné à chacun qui s'approche pour communier, c'est à dire pour absorber par sa bouche ce pain devenu chair du Christ. Il s'agit bien d'un mystère un peu étrange. La foi n'est-elle pas, elle même, mystérieuse ?

Si on porte sur tout cela un regard d'amour, si on laisse parler notre coeur, alors on peut comprendre. Jésus, Fils de Dieu, nous a tellement aimés qu'il a voulu nous laisser quelque chose de lui après qu'il soit mort. Il a voulu pouvoir être au plus proche de nous, et surtout être à notre disposition en instituant l'eucharistie. On peut chaque fois qu'on le désire nous unir intimement à Lui en communiant. En quoi cela serait choquant pour l'intelligence humaine ? N'est-ce pas le propre de l'être humain de s'unir, y compris physiquement, avec l'être aimé ? Pourquoi ne pas décider de nous donner à Dieu par la communion : Jésus va se donner dans l'eucharistie, et moi je me donne à Lui.

Dans l'eucharistie Jésus se donne donc lui-même à nous dans toute sa divinité, mais aussi dans toute son humanité. De ce fait, il faudrait préparer notre coeur à le rencontrer, à rencontrer son coeur. Car en effet, c'est par le coeur que tout passe : un coeur à coeur entre le sien et le notre. C'est là le lieu mystérieux et intime où il me reconnait et où je le reconnais. On peut alors décider de nous donner à Dieu : Jésus se donne dans l'eucharistie, je me donne à lui. En participant à la messe, on agit dans la messe : on reçoit le don total d'amour de Jésus que l'on peut matérialiser par son Coeur Saint, on consent, et on s'ancre dans notre vie quotidienne dans une perspective d'union à son Coeur pour mieux aimer nos frères. Une prière dit : "Apprends moi à t'aimer, je viens assister à la messe parce que je veux t'aimer". La communion à l'eucharistie porte merveilleusement bien son nom. Non seulement nous sommes en communion avec le Christ, mais nous sommes aussi en communion avec tous ceux qui communient, et au-delà, avec tous nos frères en humanité. Nous les voyons avec les yeux du Christ, nous les aimons par le coeur du Christ. Cela devrait avoir du sens pour nous.

L'eucharistie a été instituée lors de la dernière Cène, juste avant l'arrestation du Christ à Gethsémani, début de la Passion. Nous savons qu'elle s'est terminée sur la croix avec le coup de lance dans le coeur de Jésus tout juste mort. Il y a là un parallèle saisissant. Jésus nous laisse une trace de sa présence pour les siècles des siècles en nous confiant l'eucharistie, puis pour bien nous faire comprendre à quel point il nous aime, il nous offre son coeur transpercé, don ultime sur la croix de tout son être et de tout son amour.

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  • « De son côté transpercé, laissant jaillir le sang et l´eau, Jésus fit naître les sacrements de l´Eglise, (le baptême, l'eucharistie) pour que tous les hommes, attirés vers son cœur, viennent puiser la joie aux sources vives du salut. » Préface de la fête du Sacré-Cœur.
  • "Lorsqu'on a découvert dans l'adoration eucharistique le Cœur de Jésus "toujours brûlant d'amour pour les hommes", comment pourrait-on se laisser séduire par des formes de méditation qui replient sur soi sans accueillir la Présence du Seigneur ? Comment pourrait-on être attiré par la prolifération de conceptions du sacré qui ne font que masquer un tragique vide spirituel ?" Jean-Paul II (1920-2005), Homélie pour la canonisation de Claude La Colombière, 31 mai 1992.
  • « Jésus a versé son Sang comme prix pour que nous soyons purifiés de tous les péchés : pour ne pas nous avilir, regardons-Le, abreuvons nous à Sa source, pour être préservés du risque de la corruption. Et alors nous expérimenterons la grâce d’une transformation : nous resterons de pauvres pécheurs, mais le sang du Christ nous délivrera de nous péchés et nous restituera notre dignité. Sans notre mérite, avec une sincère humilité, nous pourrons porter aux frères l’amour de notre Seigneur et Sauveur. Nous serons ses yeux qui partent à la recherche de Zachée et Madeleine, nous serons sa main qui secourt les malades dans le corps et dans l’esprit ; nous serons son cœur qui aime ceux qui ont besoin de réconciliation, de miséricorde et de compréhension. » Pape François - Fête Dieu - 04.06.2015.
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